Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 15:01

Au mois de janvier et février de cette année 2009, nombre d’entre vous sont allés accompagner vos parents ou ont entendus le compte rendu de leur entretien avec vos professeurs. Que les avis soient bons ou mauvais, profs et parents adoptent leurs propres mimiques.

 

LES PROFS

 

Le prof déjà mal dans sa peau

Lui est déjà souvent victime de ses élèves (bavardages, insolence, départ anticipé à la sonnerie, absentéisme collectif…). Il aura une faible poignée de main et des petits gestes nerveux pendant l’entretien. Il devra également produire un effort extrême pour contenir toutes les mauvaises pensées envers ses élèves, parce-que c’est la direction qui le demande et qu’en face des parents il ne va pas trouver le courage de « casser » l’image de leurs parfaits chérubins.

 


Le prof bavard

Lui, soit il est apprécié soit il est détesté par ses élèves. Les parents en auront donc déjà entendu parler en bien ou en mal. Il a donc une petite idée du personnage. Qu’elle soit bonne ou mauvaise elle va se dégrader à cause du temps d’attente avant la rencontre. Les premières minutes de l’entretien vont être tendues à cause de cela, mais le prof bavard va réussir à faire oublier ce fameux temps d’attente : en parlant tout simplement. Compliments, défauts, orientation il fera le tour de l’élève, et le parent en sortira satisfait. « Un professeur qui se soucie autant de ses élèves, il devrait y en avoir davantage » se dira t’il.

 

Le prof de math

Lui, tout dépend si vous êtes bon en math ou pas. Il est souvent considéré comme vil et perfide (pour reprendre l’expression d’une amie) ou à de rare exception très sympathique et pédagogue. Les mathématiques c’est comme une pyramide, si vos bases sont bancales, ça s’écroule. Un travail de longue haleine donc pour nos enseignants qui doivent reprendre des notions de quatrième pour que l’on comprenne un exercice de terminal. Il vous fera des compliments si vous êtes en haut de la liste, des encouragements s’il voit que vous travaillez mais que ça ne paye pas ou bien des soupirs de lamentations si vous ne faîtes aucun effort.

 

Le prof sur de lui

Lui, il va se permettre de préciser qu’il est professeur agrégé, dans le cours de la discussion. Il va ressortir une des erreurs grossières de l’élève qui l’a marqué dans un de ses devoirs. Le parent va alors rougir : soit de honte, ou soit parce qu’il ne comprend pas l’erreur de son enfant. Et même, si c’est un bon élève, il va toujours dire qu’il peut mieux faire, si c’est un mauvais élève il va lui conseiller de ne pas choisir sa matière au rattrapage, en empruntant un ton humoristique. Un prof qui laisse perplexe donc, car on n’ose pas lui dire qu’il est prétentieux puisqu’on se doit de reconnaître ses fines connaissances intellectuelles, qui font de lui une exception.

 

Le prof que l’élève déteste

Lui c’est « kit ou double » devant les parents. Soit le parent comprend au bout d’une minute pourquoi son enfant le déteste ou soit il gobbe les paroles de celui-ci. Le professeur va alors dresser un portrait de l’élève, en s’appliquant à prendre une position de « victime » face à la haine incompréhensible de cette jeune personne.

 

Le prof canon

Toutes les filles de la classe avalent ses paroles. Elles excellent dans sa matière pour qu’il les remarque, ou bien, elles font exprès de ne pas comprendre pour qu’il vienne leur expliquer l’exercice. Le fameux professeur se retrouvera dans une situation très embarrassante devant les parents. Les mères comprendront tout de suite l’engouement de leur fille pour la matière, ou demanderont des cours particuliers charmées par l’individu. Les pères eux garderont une attitude distinguée face à ce bel homme.

 

Petit rappel : Nos professeurs sont des personnes « normales » nous ne les voyons quand cours, il se peut que nous les apprécions dans un autre contexte. Il faut aussi se mettre à leur place. Ils doivent dire ce qu’ils pensent de vous, à ceux qui vous considère comme la prunelle de leurs yeux, leur petit chat, leur petite fleur… En plus de ça, nos professeurs prennent de leur temps pour cette réunion, et comme certain sont très bavards, ils peuvent même rester jusqu’à dix heures du soir ! Et, les pauvres, ils paniquent de ne voir plus personne, sans aucune lumières, dans notre si grand lycée, cherchant désespérément le gardien, en priant pour qu’il ne soit pas encore coucher. Et puis, surtout il faut qu’ils s’adaptent aux multiples genres de parents…

 

LES PARENTS



Les hommes ou femmes d’affaires

C’est plus fort qu’eux, les résultats de leur bambin équivaut à une plaidoirie, ou à un contrat important qu’il faut négocier. Brancher à leur téléphone, ils trouvent quand même 5 minutes pour le défendre. Et bien que les résultats soient suffisants ou insuffisants ils cherchent à « grappiller les restes » si je puis dire. C’est à dire,  qu’ils vont essayer de démontrer les efforts de travail de leur chérubin (qu’ils soient vrai ou pas), pour qu’il ait une bonne appréciation dans le prochain bulletin. Le professeur déjà assez mal à l’aise, ne peut que céder. Ou bien, dans l’esprit des softs, ils vont écouter attentivement les propos de l’enseignant et tirer les bretelles de leur grand bout de chou plus tard.

 

Les softs

Ils se contentent d’être poli avec l’enseignant, avec parfois une pointe d’humour. Ils comprennent les dires de ceux-ci, n’opposent rarement d’opposition, craignant d’être responsable des fautes de leur enfant ou ayant un trop grand respect pour la personne assise en face d’eux. Ils osent faire une petite blague sur les sanctions qui pourront tomber si leur petit ne remonte pas sa moyenne. Mais en rentrant chez eux, ils n’arrivent pas à être aussi persoisif qu’ils l’auraient espérer auprès de leur enfant. C’est dans leur nature de ne pas faire beaucoup de zèle.

Les parents potes

Ils "tapent la honte" à leur enfant. Ils font leur gentil devant chaque professeur, essayent de dévier le sujet de conversation du scolaire, histoire de sympathiser… Bref, les parents qui surprennent. Les profs comprennent alors davantage le comportement de leur élève en cours. Et ceux-là ne sermonnent pas vraiment, ils préfèrent ne pas se mettre leur gamin à dos.

 

Par Lamony - Publié dans : Notre Lycée
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